La
quarentaine épanouie, MIADA se cache mal derrière
ses œuvres. La générosité, la chaleur, la féminité,
la tolérance... c’est elle qu’elle peint.
Elle, ou chacun de nous. Elle pose ses personnages
sans concession, dans un monde où le bonheur n’est
pas chose courante ; où la beauté se cache
derrière le rideau usé de la misère du quotidien,
des corps, de la solitude.
Elle débusque la beauté féminine chez celles qui
n’en présentent pas les critères unanimement reconnus.
Elle révèle la grandeur des plus modestes.
Elle
jette sur la toile, plus qu’elle ne les dépose,
les couleurs chaudes des ocres de Roussillon,
pour mieux coller à la terre du sud qui recèle
ses racines. Peu importe l’outil, qu’il soit brosse,
couteau, ou qu’elle se serve directement de ses
mains. L’essentiel est dans l’idée qu’elle veut
lancer et fixer rapidement, sans espoir de retour.
Elle utilise généralement l’acrylique
sans modération parce qu’il a cette fonction d’immédiateté.
Il y a urgence ! Et cette matière porte ce
message en filigrane de chaque toile.
C’est dans la série africaine qu’on le perçoit
le plus fortement. Ses personnages ne sourient
jamais. Ce n’est nullement le fait du hasard.
Ils sont la conscience d’un continent qui souffre.
Ils témoignent. Ses
femmes affichent une beauté atypique. Leurs rondeurs
n’excluent jamais le charme, leur nudité inclut
la vraie pudeur, leurs poses ne sont nullement
indécentes, et derrière les traits de leurs visages
ou de leurs corps, leurs idées, leurs pensées,
leurs rêvent éclaboussent l’œuvre.
Le style très personnel qu’elle cultive depuis
toujours s’est forgé au fil des ans, il s’est
enrichi au contact des techniques acquises aux
beaux arts d’Avignon. Ensuite, elle a poursuivi
sa route, sans déroger à ses principes.Son
besoin physique de peindre est révélateur de son
désir de s’exprimer. C’est son unique mode de
communication. Elle ne parle jamais de ses œuvres.
La peinture, c’est sa façon de crier au monde
ce qu’elle voit, de crainte que ces images n’aient
échappé au regard trop complaisant des autres.
Pour mettre en garde, sans concession.
Sa
carrière a pris un tournant décisif à la fin des
années 90. Les expos se multiplient, les demandes
affluent de France et s’apprécient désormais à
l’étranger. Le millénaire a vu ses oeuvres fleurir
chez elle, en expositions avignonnaises.
Un retour au bercail, et aux sources de son inspiration.
MIADA en attend -le plus difficile- une reconnaissance
parmi les siens.
contact
: 17, rue de l'Aigarden - tel 06.12.18.26.79
e-mail
: miadartiste@yahoo.fr
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